Découper un gros fichier en morceaux

Des tranches d’octets à la taille voulue, avec un manifeste qui permet de tout vérifier.

Traité sur cet appareil · aucun envoi de fichier

Vous pouvez aussi coller (Ctrl+V)Confortable jusqu’à plusieurs gigaoctets : le fichier n’est jamais chargé en entier

62 ko à télécharger la première fois, puis conservé sur cet appareil.détails

Moteur : hash-wasm · SHA-256, SHA-1, MD5, CRC32 et BLAKE3 ; seuls les algorithmes utilisés sont chargés.

À quoi sert cette page

Une vidéo de trois gigaoctets à faire passer par courriel, une sauvegarde à répartir sur des clés USB, un envoi qui échoue systématiquement au-delà d’une certaine taille : découper un fichier reste la solution la plus sûre, et la moins tentée parce qu’elle suppose un logiciel. Cette page le fait dans votre navigateur, sans rien téléverser — ce qui a du sens quand le fichier est justement trop gros pour être envoyé où que ce soit. Elle joint un manifeste avec les empreintes de chaque morceau, de sorte que le destinataire puisse vérifier que rien ne s’est perdu en route.

On dit aussi : fichier trop gros pour être envoyé.

Comment faire

  1. Déposez le fichier à découper, quelle que soit sa taille.
  2. Choisissez la taille des morceaux, ou leur nombre.
  3. Téléchargez les morceaux et le manifeste, et transmettez le tout.

Questions fréquentes

Un morceau peut-il s’ouvrir tout seul ?

Non. La découpe est faite à l’octet près, sans tenir compte de ce que contient le fichier : le premier morceau d’un MP4 n’est pas une vidéo plus courte, c’est le début d’un fichier tronqué. C’est précisément ce qui rend le recollage exact — aucun octet n’est ajouté, retiré ni réordonné. Pour obtenir des fichiers autonomes, il faut un outil qui comprenne le format, comme la découpe de PDF ou de vidéo.

À quoi sert le manifeste ?

À répondre à deux questions que personne ne peut trancher autrement : les ai-je tous, et sont-ils intacts ? C’est un fichier texte lisible qui porte le nom du fichier d’origine, sa taille, son empreinte, puis pour chaque morceau son rang, sa taille et sa propre empreinte. L’outil de recollage s’en sert pour refuser un assemblage abîmé plutôt que de produire un fichier faux — un fichier mal recollé est pire que pas de fichier.

Comment le destinataire reconstitue-t-il le fichier ?

Avec la page « reconstituer un fichier découpé » : il dépose tous les morceaux et le manifeste, et récupère le fichier d’origine, vérifié. Sans passer par nous, la commande « cat fichier.* > fichier » sous Linux et macOS, ou « copy /b fichier.001+fichier.002 fichier » sous Windows, font la même chose — sans la vérification.

Le fichier est-il chargé en mémoire pour être découpé ?

Non. Chaque morceau n’est qu’une vue sur une plage d’octets du fichier d’origine, que le navigateur ne matérialise qu’au moment du téléchargement. Le calcul des empreintes, lui, lit tout le fichier, mais par tranches de huit mégaoctets successives, jamais en une fois. Un fichier de dix gigaoctets se découpe donc dans un onglet sans risque.

Bon à savoir

  • Les morceaux sont des tranches d’octets, pas des fichiers autonomes : le premier morceau d’une vidéo ne se lit pas, la première tranche d’un zip ne s’ouvre pas. Il faut les recoller pour retrouver le fichier — ce que fait l’outil voisin.
  • Un morceau se télécharge sans consommer de mémoire, mais le bouton « Tout télécharger » construit un zip dans la mémoire de l’onglet : au-delà de quelques centaines de mégaoctets cumulés, téléchargez les morceaux un par un.
  • Avec le manifeste, le fichier est lu intégralement pour calculer les empreintes. Sans lui, la découpe est instantanée, mais rien ne sera vérifiable au recollage.
  • Le débit dépend beaucoup du navigateur, et le manifeste empreinte chaque octet deux fois — pour son morceau, puis pour le fichier entier. Mesuré sur 200 Mo, du dépôt au résultat affiché : environ 108 Mo/s sur un moteur Chromium (Chrome, Edge), soit neuf secondes par gigaoctet, et environ 17 Mo/s sur Firefox, soit une minute. Une image disque de 4 Go prend donc de quarante secondes à quatre minutes.
  • Le manifeste est un fichier texte : gardez-le avec les morceaux. Sans lui, le recollage reste possible d’après les numéros, mais aveugle.
  • Les morceaux sont nommés « fichier.ext.001 », « .002 » et ainsi de suite — la convention de 7-Zip et de la commande split, que la plupart des outils savent relire.

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