Connaître le vrai type d’un fichier

Ce que le fichier est réellement, d’après ses octets — et si son extension ment.

Traité sur cet appareil · aucun envoi de fichier

Vous pouvez aussi coller (Ctrl+V)Confortable jusqu’à n’importe quelle taille : seuls les 64 premiers ko sont lus

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À quoi sert cette page

Un fichier sans extension récupéré d’une vieille sauvegarde, une pièce jointe que Windows refuse d’ouvrir, une photo censée être un JPEG que le site d’en face rejette : dans tous ces cas, l’extension ne dit pas la vérité, ou ne dit rien. Le contenu, lui, la dit toujours. La plupart des formats commencent par une signature — quelques octets caractéristiques placés en tête — et cette page les lit pour vous. Rien n’est envoyé : elle lit les premiers kilo-octets sur votre appareil et vous rend le verdict.

On dit aussi : connaître le vrai type d'un fichier, fichier sans extension, quel programme pour ouvrir ce fichier.

Comment faire

  1. Déposez un ou plusieurs fichiers, y compris sans extension.
  2. Lancez l’examen — il n’y a rien à régler.
  3. Lisez le verdict sous chaque fichier, et téléchargez la fiche détaillée.

Questions fréquentes

Comment reconnaît-on un format sans faire confiance à l’extension ?

Par sa signature magique : une suite d’octets fixe, placée au début du fichier, que son format impose. Un PNG commence par les octets 89 50 4E 47, un PDF par « %PDF- », une archive zip par « PK », un exécutable Linux par « ELF ». Ce n’est pas une heuristique, c’est ce que la spécification du format exige — d’où un verdict qu’on peut affirmer, et non supposer.

Pourquoi certains verdicts sont-ils donnés comme des présomptions ?

Parce que les formats texte n’ont pas de signature. Un JSON, un CSV, un YAML, un fichier de configuration et une liste de courses sont tous « du texte » du point de vue des octets. Nous regardons alors la forme des premières lignes — une accolade ouvrante, des colonnes régulièrement séparées, une déclaration XML — et nous le disons comme une présomption. La distinction est affichée, parce qu’elle change ce que vous pouvez en conclure.

Mon .jpg est en fait un PNG : est-ce grave ?

Rarement, mais c’est bon à savoir. La plupart des logiciels d’image regardent le contenu et ouvrent le fichier sans broncher. Les ennuis viennent des programmes qui font confiance à l’extension : un site qui refuse le dépôt, une application mobile qui affiche un carré gris, un imprimeur dont la chaîne s’arrête. Corriger l’extension suffit alors — et c’est exactement ce que fait l’outil voisin.

Le fichier est-il envoyé quelque part pour être analysé ?

Non, et c’est précisément le point : un fichier qu’on ne comprend pas est souvent un fichier dont on ne sait pas ce qu’il contient, donc le dernier qu’on devrait téléverser sur un service inconnu. Toute la reconnaissance se fait dans votre navigateur, sur les premiers kilo-octets. Vous pouvez le vérifier dans l’onglet Réseau : aucune requête ne part pendant l’examen.

Bon à savoir

  • La reconnaissance porte sur quatre-vingt-neuf formats courants : images, archives, documents, audio, vidéo, polices, exécutables, bases de données. Ce qui n’y figure pas est déclaré « inconnu », jamais deviné d’après l’extension.
  • Les fichiers texte n’ont pas de signature : un JSON, un CSV et un fichier de log commencent tous par des lettres. Leur type est donc une présomption, appuyée sur la forme des premières lignes, et affichée comme telle.
  • Certains formats partagent leur enveloppe : un .docx, un .xlsx, un .odt, un .epub et un .apk sont tous des archives zip. Nous regardons à l’intérieur pour trancher, mais un zip sans marque distinctive reste un zip.
  • Les anciens formats Microsoft (.doc, .xls, .ppt, .msg) partagent le même conteneur OLE, sans marque exploitable dans les premiers octets : ils sont annoncés comme « document Microsoft Office ancien », sans préciser lequel.
  • La taille du fichier n’a aucune importance : seuls ses 64 premiers kilo-octets sont lus, et ils ne quittent pas votre navigateur.

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