Normaliser le volume d’une vidéo

Un niveau sonore de référence, mesuré selon la norme EBU R128 — et vérifié après coup.

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11 Mo à télécharger la première fois, puis conservé sur cet appareil.détails

Moteur : ffmpeg.wasm · une seule fois pour tous les outils vidéo et audio.

Mode patient. Ce traitement prend du temps par nature dans un navigateur : de quelques dizaines de secondes à quelques minutes par fichier, selon sa taille et votre appareil. La page reste utilisable, et vous pouvez annuler à tout moment.

À quoi sert cette page

Enchaîner plusieurs vidéos et devoir toucher au volume entre chacune est le symptôme d’un son non normalisé. La norme EBU R128 répond à cela avec une mesure — la loudness intégrée, en LUFS — qui correspond au volume tel que l’oreille le perçoit, et non à l’amplitude du signal. Normaliser consiste à mesurer cette loudness, puis à appliquer le gain qui l’amène au niveau de référence. C’est ce que fait cette page, dans votre navigateur, en trois passes dont la dernière vérifie le résultat.

On dit aussi : normaliser le volume d'une vidéo, uniformiser le son d'une vidéo.

Comment faire

  1. Déposez votre vidéo. Le moteur se charge pendant que vous choisissez le niveau visé.
  2. −16 LUFS pour une diffusion en ligne, −23 LUFS pour la norme de radiodiffusion.
  3. Lancez : la loudness est mesurée, le gain appliqué, puis le résultat remesuré et affiché.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le LUFS, et pourquoi pas des décibels ?

Le LUFS mesure la loudness — le volume tel que l’oreille le perçoit — en tenant compte du fait qu’on n’entend pas toutes les fréquences avec la même sensibilité, et en moyennant sur toute la durée. Deux fichiers au même niveau de crête en décibels peuvent s’écouter à des volumes très différents ; deux fichiers à −16 LUFS s’écoutent au même volume. C’est ce qui rend la mesure utile.

−16 ou −23 LUFS ?

−16 LUFS si la vidéo part sur une plateforme en ligne, un site ou un flux de podcast : c’est le niveau que ces diffuseurs attendent, et qu’ils appliqueraient eux-mêmes sinon. −23 LUFS si elle est destinée à une chaîne de télévision ou à une radio européenne : c’est la valeur de la norme EBU R128, plus basse parce que la diffusion garde davantage de marge pour les crêtes.

En quoi est-ce différent d’augmenter le volume ?

Augmenter le volume applique le gain que vous choisissez, sans savoir où en est votre fichier. Normaliser mesure d’abord, puis calcule le gain nécessaire pour atteindre exactement le niveau de référence. Sur dix vidéos de sources différentes, la normalisation les amène toutes au même volume perçu ; un gain fixe conserverait leurs écarts.

Le son va-t-il être compressé ou écrasé ?

Non, par défaut : un gain constant est appliqué sur toute la piste, ce qui conserve intégralement la dynamique — l’écart entre les passages doux et forts. Le seul cas où le moteur bascule en mode dynamique est celui où le gain nécessaire ferait dépasser le plafond de crête ; il l’évite alors localement, et la mesure affichée sous le résultat montre l’écart éventuel avec la cible.

Le niveau affiché après traitement est-il mesuré ou annoncé ?

Mesuré. Une troisième passe relit le fichier produit et en calcule la loudness, exactement comme la première l’a fait sur l’original. Afficher la cible visée serait afficher une intention ; ce qui apparaît sous le résultat est ce que votre fichier vaut réellement, à la décimale près.

Bon à savoir

  • La normalisation applique un gain constant sur toute la bande son : le rapport entre les passages forts et les passages faibles est conservé. Ce n’est pas une compression — les silences ne sont pas remontés, les crêtes ne sont pas écrasées.
  • Le niveau mesuré avant et le niveau mesuré après sont affichés sous le résultat. Celui d’après n’est pas la cible visée : c’est une véritable mesure du fichier produit, faite par une troisième passe.
  • Si le gain nécessaire faisait dépasser le plafond de crête (−1,5 dBTP), le moteur bascule automatiquement en mode dynamique pour l’éviter. Le niveau atteint peut alors s’écarter légèrement de la cible : la mesure affichée le dira.
  • Trois passes sur la bande son : mesure, application, vérification. Comptez une dizaine de secondes pour une vidéo de quelques minutes — la piste vidéo, elle, est recopiée sans être réencodée et ne coûte rien.
  • La bande son est réencodée en AAC à 192 kbit/s : normaliser change les échantillons, il faut donc les réécrire. La piste vidéo n’est pas touchée.
  • Une vidéo sans piste audio est refusée avec un message clair : il n’y a pas de son à normaliser.

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